UGREEN et Synology ne vendent pas exactement la même promesse. UGREEN mise sur des processeurs récents, beaucoup de mémoire, le 2,5 ou 10 GbE et une plateforme ouverte aux usages avancés. Synology conserve l’avantage d’un système DSM très structuré, avec des applications de sauvegarde, de synchronisation et de gestion des photos déjà bien intégrées. En 2026, le meilleur choix dépend donc moins du logo que de votre priorité réelle.

Choisissez Synology si vous voulez avant tout une appliance simple à administrer, des sauvegardes intégrées et un écosystème logiciel cohérent. Choisissez UGREEN si le rapport équipement/prix, Plex ou Jellyfin, Docker, la mémoire et le réseau rapide passent avant la maturité des applications maison. Pour un foyer non technicien qui veut protéger ses fichiers, Synology reste le choix prudent. Pour un utilisateur autonome qui sait maintenir ses services, UGREEN offre souvent le matériel le plus stimulant.
Important : ce comparatif est une analyse documentaire indépendante. NASFR n’a pas testé directement les appareils cités. Les prix, disponibilités, compatibilités de disques et fonctions logicielles évoluent, ils sont à vérifier avant achat.
Les deux modèles à regarder en priorité
À choisir pour : Plex ou Jellyfin avec transcodage, Docker, la mémoire extensible et le 10 GbE intégré.
À éviter si : vous voulez une appliance familiale qui demande le moins d’administration possible.
Prix observé le 19 septembre 2026 : environ 620 à 660 € sans disque, selon le vendeur et la promotion.
À choisir pour : DSM, les sauvegardes intégrées, Synology Photos et une administration plus homogène.
À éviter si : le transcodage matériel ou le 10 GbE intégré est indispensable.
Prix observé le 19 septembre 2026 : environ 705 à 760 € sans disque chez des vendeurs livrant en France.
Les liens marchands sont affiliés. Le prix affiché par le vendeur au moment de votre visite prévaut et n’augmente pas votre facture.
UGREEN ou Synology selon votre profil
| Profil | Choix le plus logique | Pourquoi | Point à contrôler |
|---|---|---|---|
| Premier NAS familial | Synology | DSM, Photos, Drive et les assistants réduisent le nombre de briques à assembler. | Compatibilité des disques et coût total avec le stockage. |
| Photos de plusieurs téléphones | Synology, sauf envie de gérer une solution tierce | L’expérience native est plus cohérente. UGREEN convient si ses fonctions actuelles suffisent ou si Docker ne vous effraie pas. | Recherche, partage familial, récupération et vraie sauvegarde externe. |
| Plex ou Jellyfin avec transcodage | UGREEN Intel | Les DXP2800, DXP4800 Plus et Pro disposent d’une plateforme Intel adaptée à Quick Sync. | Codecs, licence Plex éventuelle et besoin réel de transcodage plutôt que lecture directe. |
| Docker et homelab | UGREEN | Davantage de RAM, de réseau et de puissance sur les modèles comparés. | Temps de maintenance, sauvegarde des conteneurs et suivi des mises à jour. |
| Petite entreprise, sauvegarde de postes | Synology | L’écosystème DSM et ses outils de sauvegarde intégrés sont le principal avantage. | Éligibilité exacte du modèle, systèmes clients, licences et capacité utile. |
| Créateur avec poste 10 GbE | UGREEN DXP4800 Plus, Pro ou GT | 10 GbE intégré, avec deux ports 10 GbE sur le GT. | Switch, carte réseau, câblage, disques et charge réelle capables de suivre. |
| Priorité au support ECC | DS925+ immédiatement, DXP4800 GT après mise à niveau | Le DS925+ inclut 4 Go de DDR4 ECC. Le GT accepte l’ECC, mais ses 8 Go fournis ne sont pas ECC. | Module compatible et coût de la mise à niveau du GT. |
Le vrai match : matériel UGREEN contre logiciel Synology
Matériel : UGREEN donne plus de marge
Sur les quatre baies, l’écart de philosophie est net. Le DXP4800 Plus associe un Intel Pentium Gold 8505, 8 Go de DDR5 extensibles à 64 Go, un port 10 GbE, un port 2,5 GbE et deux emplacements M.2. Le DXP4800 Pro monte sur un Core i3-1315U, conserve les deux vitesses réseau et les deux M.2, avec 8 Go de DDR5 extensibles à 96 Go. Ces deux modèles Intel disposent de Quick Sync, un argument concret quand un serveur multimédia doit convertir une vidéo pour un téléviseur, un mobile ou une connexion distante.
Le DXP4800 GT suit une autre voie. Son AMD Ryzen Embedded R2514 possède 4 cœurs et 8 threads. Il reçoit 8 Go de mémoire non ECC, accepte de la mémoire ECC jusqu’à 64 Go, propose deux ports 10 GbE, deux M.2 et la prise en charge U.2 dans les baies 1 et 2. Son système réside sur eMMC. Il vise donc davantage les utilisateurs qui privilégient réseau, stockage rapide et intégrité mémoire que le transcodage Intel.
Le Synology DS925+ adopte un AMD Ryzen V1500B, 4 Go de DDR4 ECC, quatre baies SATA et deux ports 2,5 GbE. Sa fiche brute paraît plus conservatrice. Cette comparaison ne suffit pourtant pas à désigner un gagnant, car on achète aussi DSM, ses applications et son cycle d’administration.
Logiciel : DSM garde une avance fonctionnelle
Les trois vidéos analysées convergent sur un point : UGOS Pro a progressé et couvre désormais les besoins centraux d’un NAS moderne, mais DSM reste plus mûr. Btrfs, snapshots, photos, conteneurs, machines virtuelles et surveillance ONVIF font partie du paysage UGREEN décrit par les sources. Cela rend la marque crédible pour un particulier, sans transformer automatiquement chaque fonction en équivalent direct d’un paquet Synology.
DSM se distingue par l’ensemble plutôt que par une seule application. Synology Drive gère synchronisation et versions, Hyper Backup organise des tâches de sauvegarde vers plusieurs destinations, Active Backup for Business peut protéger différents terminaux selon les conditions du modèle et Synology Photos centralise les bibliothèques mobiles. L’intérêt est la cohérence entre ces outils, les comptes, les notifications et les restaurations. Découvrez aussi notre page consacrée à la gamme Synology.
UGREEN devient très intéressant si vous acceptez de compléter UGOS Pro avec Docker. Cette liberté permet de déployer des services spécialisés, mais elle déplace vers vous les mises à jour, la sécurité, la sauvegarde des bases et le diagnostic. Un catalogue de composants plus généreux ne compense pas forcément plusieurs heures d’administration par mois.
Sauvegardes et photos : ne confondez pas synchronisation et protection
RAID, snapshots et règle 3-2-1
Le RAID maintient un service disponible après la panne d’un disque selon le niveau choisi. Il ne protège pas contre une suppression répliquée, un rançongiciel, le vol du NAS, un incendie ou une erreur d’administration. Consultez notre guide du RAID sur NAS avant de dimensionner la capacité utile.
Synology possède ici un avantage pratique grâce à ses outils natifs et à leurs scénarios de restauration. Sur UGREEN, vérifiez précisément si la tâche choisie est une sauvegarde versionnée ou une synchronisation. Une synchronisation bidirectionnelle peut reproduire une suppression et ne doit pas être présentée comme seule protection. Dans les deux cas, prévoyez un disque USB alterné, un second NAS distant ou un stockage objet compatible, selon la criticité et le budget.
Photos : simplicité native ou liberté de Docker
Synology Photos et l’application UGREEN peuvent automatiser l’envoi des photos d’un téléphone. Les retours vidéo citent aussi le classement et la reconnaissance, sans protocole suffisant pour déclarer un vainqueur absolu. Pour une famille, testez avant migration les comptes séparés, les albums partagés, la recherche, les doublons, les vidéos et le retour sur un nouveau téléphone.
Une solution tierce comme Immich peut séduire les utilisateurs avancés, mais elle ajoute Docker, une base de données, des mises à jour et une procédure de sauvegarde spécifique. Ne résiliez pas immédiatement votre cloud. Importez d’abord une copie, contrôlez le nombre et l’intégrité des fichiers, gardez une période de chevauchement, puis simulez une restauration.
Plex, Jellyfin, Docker et machines virtuelles
Pour Plex ou Jellyfin, distinguez lecture directe et transcodage. Si tous vos clients lisent le fichier original, le processeur travaille peu. Si le NAS doit changer codec, définition ou débit, Quick Sync peut devenir décisif. C’est la raison la plus claire de préférer un DXP2800, DXP4800 Plus ou DXP4800 Pro à un DXP4800 GT ou au DS925+ pour un serveur multimédia qui transcode régulièrement.
Le GT n’est pas un mauvais NAS multimédia, et son processeur AMD possède un circuit graphique. Cependant, la source vidéo spécialisée souligne un support de transcodage moins simple que sur Intel. Pour un achat centré sur Plex, le Plus ou le Pro constitue donc la branche prudente chez UGREEN. Si votre priorité est plutôt plusieurs conteneurs, des VM, l’ECC et deux liaisons 10 GbE, le GT reprend l’avantage conceptuel.
Docker réduit l’écart logiciel parce qu’il permet d’installer des services comparables sur les deux marques. Il ne le supprime pas. Il faut documenter les volumes persistants, sauvegarder les configurations, surveiller les images et éviter d’exposer directement des interfaces sur Internet. Les machines virtuelles réclament aussi de la mémoire. Les plafonds de 64 ou 96 Go d’UGREEN offrent alors une marge que les configurations Synology comparées n’ont pas.
Réseau : 10 GbE utile ou argument surdimensionné ?
Le 10 GbE intégré des DXP4800 Plus, Pro et GT est un avantage seulement si la chaîne complète suit. Il faut un client 10 GbE, un switch ou une connexion directe compatible, un câblage adapté et un volume capable de fournir le débit. Quatre disques mécaniques, des petits fichiers ou un chiffrement lourd peuvent devenir le goulot d’étranglement. Pour une famille qui sauvegarde des téléphones en Wi-Fi, 2,5 GbE est souvent déjà confortable.
Le DS925+ possède deux ports 2,5 GbE. Les deux ports apportent de la flexibilité, mais leur agrégation ne transforme pas automatiquement une copie depuis un seul PC en transfert à 5 Gb/s. Le DXP4800 GT, avec deux 10 GbE, vise des topologies ou charges plus exigeantes. Avant de payer cette capacité, chiffrez aussi le switch, les cartes réseau et une éventuelle rénovation du câblage.
Pour l’accès distant, QuickConnect et UGREENlink cherchent la simplicité. Les performances observées par un vidéaste ne constituent pas un benchmark général. Le débit dépend également de votre fibre, du relais, de la latence et du client. Un VPN comme Tailscale, WireGuard ou OpenVPN peut donner plus de contrôle, mais demande une configuration rigoureuse. Évitez l’ouverture improvisée de ports d’administration.
Disques, coût total et support
Vérifier la compatibilité avant de commander
UGREEN met en avant une large compatibilité avec les disques tiers. Depuis DSM 7.3, les DiskStation Plus de génération 2025, dont le DS925+, permettent de créer des pools avec des disques durs et SSD SATA 2,5 pouces tiers qui ne figurent pas sur la liste de compatibilité Synology. La marque recommande toujours les supports validés et les références placées sur sa liste d’incompatibilité restent exclues. Pour créer un pool ou un cache avec des SSD M.2 NVMe, les supports vérifiés restent exigés. Consultez la politique officielle DSM 7.3 et la liste du modèle avant de commander.
Choisissez des disques durs adaptés à un NAS, puis calculez le coût du boîtier, des disques, de la RAM, des SSD, du réseau, de l’onduleur et de la sauvegarde hors site. Les tarifs exacts et promotions sont à vérifier. Un boîtier moins cher peut devenir plus coûteux après équipement, et un modèle plus cher peut éviter l’achat immédiat d’une carte 10 GbE ou d’une extension mémoire.
Support et longévité
Synology bénéficie d’un écosystème ancien, d’une documentation abondante et d’un réseau de revendeurs établi. Cela ne garantit pas une résolution immédiate de chaque incident. UGREEN est plus récent sur le marché des NAS et son historique logiciel est plus court. Cela ne permet pas non plus de conclure à un support défaillant. Pour un usage professionnel, comparez avant achat la garantie applicable en France, la procédure de retour, le délai annoncé, les pièces disponibles et la durée de mises à jour promise.
L’installation de TrueNAS ou Unraid sur certains NAS UGREEN illustre leur ouverture, mais elle n’est pas synonyme de prise en charge officielle. Sur le DXP4800 GT, la vidéo recommande un SSD M.2 dédié plutôt que l’eMMC système, ce qui consomme un emplacement. Avant toute modification, vérifiez garantie, pilotes, contrôle des ventilateurs, restauration d’UGOS et sauvegarde complète. Synology est plus fermé dans cet usage, car l’intérêt du produit repose précisément sur DSM.
Duels de modèles en 2026
UGREEN DXP2800 contre Synology DS225+
Deux baies, Intel N100, 8 Go de DDR5, un port 2,5 GbE et deux M.2 selon la fiche officielle. C’est le choix matériel pour Docker, une petite médiathèque et le transcodage, à condition d’accepter UGOS Pro et davantage d’administration.
Deux baies, Intel Celeron J4125, 2 Go de DDR4, un port 2,5 GbE et un port 1 GbE selon la fiche officielle. C’est le choix logiciel pour DSM, Photos, Drive et des parcours de sauvegarde plus intégrés.
Le verdict à deux baies est simple : DXP2800 pour les ressources matérielles et Plex, DS225+ pour la cohérence de l’appliance. Dans les deux cas, un miroir à deux disques offre la capacité du plus petit disque et ne remplace pas une sauvegarde. Pour élargir la sélection, consultez notre comparatif des NAS 2 baies.
DXP4800 Plus, Pro ou GT contre Synology DS925+
| Modèle | Atout principal | Limite à intégrer | Profil conseillé |
|---|---|---|---|
| DXP4800 Plus | Quick Sync, 10 GbE + 2,5 GbE, 8 Go extensibles à 64 Go | Outils natifs moins mûrs que DSM | Plex, Docker, créateur avec réseau rapide |
| DXP4800 Pro | Core i3-1315U, Quick Sync, RAM jusqu’à 96 Go | Surcoût à vérifier et inutile pour un simple serveur de fichiers | Conteneurs et VM plus lourds, transcodage |
| DXP4800 GT | ECC pris en charge, double 10 GbE, U.2 sur deux baies | RAM incluse non ECC, pas de Quick Sync, plateforme plus récente | Homelab, réseau rapide, stockage avancé |
| DS925+ | DSM, 4 Go ECC inclus, outils de sauvegarde intégrés | Matériel et réseau moins ambitieux sur le papier | Famille exigeante, TPE, sauvegarde et fichiers |
Le Plus est généralement le point d’équilibre UGREEN pour le multimédia. Le Pro se justifie quand ses ressources seront vraiment exploitées. Le GT est une bifurcation vers ECC, U.2 et double 10 GbE, pas un remplaçant automatique du Plus. Le DS925+ reste le choix inverse : moins spectaculaire dans sa fiche, plus rassurant si les applications DSM déterminent le projet. Retrouvez également notre sélection des meilleurs NAS 4 baies et notre analyse du DXP4800 Plus.
Arbre de décision pratique
- Vous ne voulez presque aucune maintenance ? Restez sur le cloud ou choisissez Synology. Un NAS impose toujours mises à jour, surveillance et sauvegardes.
- Vos priorités sont Hyper Backup, Drive, Active Backup ou une gestion familiale simple ? Choisissez Synology, après vérification de la prise en charge sur le modèle exact.
- Vous transcodez souvent avec Plex ou Jellyfin ? Choisissez un UGREEN Intel, DXP2800 à deux baies, DXP4800 Plus ou Pro à quatre baies.
- Vous voulez ECC, deux ports 10 GbE et U.2 ? Étudiez le DXP4800 GT, en ajoutant de la mémoire ECC compatible si ce bénéfice est recherché.
- Vous hésitez entre deux et quatre baies ? Deux baies suffisent à un petit besoin stable. Quatre baies facilitent l’évolution, les niveaux RAID plus souples et l’augmentation progressive de capacité.
- Le prix du boîtier décide encore ? Recalculez le coût complet sur plusieurs années, incluant stockage, backup, énergie, réseau, RAM et temps d’administration.
Questions fréquentes
UGREEN est-il meilleur que Synology en 2026 ?
Pas dans l’absolu. UGREEN offre souvent plus de processeur, de mémoire et de réseau pour un budget comparable, tandis que Synology conserve un avantage sur la maturité de DSM et l’intégration des applications. Le gagnant dépend de votre usage et de votre tolérance à l’administration.
Quel NAS choisir pour Plex, UGREEN ou Synology ?
Pour du transcodage fréquent, un UGREEN Intel avec Quick Sync, comme le DXP2800, le DXP4800 Plus ou le DXP4800 Pro, est le choix le plus logique parmi les modèles comparés. Si vos fichiers sont toujours lus directement, l’avantage matériel compte moins.
Synology est-il plus simple pour sauvegarder des ordinateurs ?
Oui, généralement, car DSM regroupe des outils mûrs comme Hyper Backup, Synology Drive et Active Backup for Business. Vérifiez toutefois la compatibilité du modèle, du système client et les éventuelles conditions de licence.
Le RAID remplace-t-il une sauvegarde ?
Non. Le RAID aide à continuer après la panne d’un disque, mais ne protège pas contre la suppression, le rançongiciel, le vol ou le sinistre. Appliquez une stratégie 3-2-1 et testez les restaurations.
Le 10 GbE d’un NAS UGREEN accélère-t-il toujours les transferts ?
Non. Le client, le switch, le câblage, les disques, le RAID et la charge du NAS doivent suivre. Pour des sauvegardes mobiles ou un usage familial, le 2,5 GbE peut déjà être suffisant.
Peut-on installer TrueNAS ou Unraid sur un NAS UGREEN ?
C’est techniquement possible sur certains modèles x86 et mis en avant par des utilisateurs avancés, mais cela ne signifie pas que le constructeur le prend officiellement en charge. Vérifiez la garantie, les pilotes, la ventilation, le support matériel et la procédure de retour à UGOS avant de modifier le système.

